
Comme quoi, tout vient à point à qui sait attendre, sans s'impatienter ni écrire de mail ni s'inquiéter de rien : Isabelle a été contactée pour ma bourse Marie Curie (!). C'est vrai que dans leur mail de décembre ils expliquaient que la plupart des repêchages auraient lieu avant fin juin, mais le 30 juin rentrait encore dans la définition de 'dans les temps' ... alors voilà, sauf échec des négociations, tremblement de terre, refus de dernière minute, etc, j'ai ma bourse Marie Curie pour deux ans (à partir de on sait pas trop quand - mais j'ai pris mes dispositions pour pouvoir démissionner de mon financement actuel si besoin était : pas de risque de me la faire refuser par cumul d'emplois !)
C'est plutôt une très bonne nouvelle car sans cela mon projet sur les aires de distributions d'arbres n'aurait pas été bien loin ...
Pour fêter ça, on a ouvert très salement une bouteille de champagne local (en fait, californien) qui n'était pas si mauvais mais quand même tapait un peu sur les neurones le lendemain. ;-)

Niveau sorties, on a visité le zoo, qui est un petit peu pauvre - c'est un zoo associatif - mais qui a récupéré plein de félins, surtout dans des cirques ou chez des abrutis qui essayaient de les apprivoiser. Léon a adoré les lions et les tigres, et on a croisé un cacatoès qui disait hello, alors Léon lui faisait coucou ... et des paons qui léonaient partout, c'était rigolo. Au moins maintenant il a vu en vrai la moitié des animaux sauvages de son imagier, ce qui lui permet de comprendre un peu mieux (peut-être) ce qu'on lui montre. Il est toujours super fan de ses livres et pointe tout du doigt en disant da ou leu, grand enrichissement de vocabulaire ... (x2)
Léon au zoo
On continue nos visites quasi quotidiennes à la piscine de la résidence où personne ne nous a encore dit qu'il était shocked par l'exhibition des private parts de Léon. Léon, lui, adore. Il bat des pattes, on hésite à le lâcher pour voir s'il saurait nager (mais si on ne le lâche pas, on ne saura pas ...)
Reptation améliorée
Léon tient debout (presque) tout seul!

On a rendu visite à une fille très sympa qui travaille à UT mais pas sur le même campus que nous, Marylène, qui vient de Poitiers et même de Camille Guérin, comme on se retrouve, et qui est ici depuis cinq ans avec son mari et ses maintenant trois enfants. Comme nous, juste avant de venir ici, ils habitaient en Provence - à Pourrières très exactement, juste trois villages plus loin sous la Victoire -, leur fille est née à Aix, et ils sont venus pour travailler dans la même ville. Ils ont trouvé une super baraque qui donne sur un coteau, ça fait très Provence, avec quelques points de sécheresse en plus. Elle est très cool, on va sans doute les revoir - cette fois avec tous leurs enfants - en septembre. A la longue, nous dit-elle, on s'habitue. Tiens, après cinq ans, j'ai commencé à donner à l'école de ma fille et sans doute cette année vais-je donner des sous à ma radio préférée - une habitude commune ici, peu répandue chez nous : qui a déjà donné des sous (hors impôts) à France Inter ?
Et puis, il y a eu le 4 juillet - déjà, le 3 juillet, c'était férié pour la crèche (souvent mais pas pour tous, les Américains s'arrangent ainsi avec leurs jours fériés qui du coup tombent avantageusement des vendredis ou, le plus fréquemment, des lundis). Pas mal de gens, mais moins que j'aurais pensé, avaient accroché un joli drapeau américain à leur maison. Depuis un mois chez WalMart (mais pas chez HEB ni CentralMarket, curieusement) il y avait un rayon 4 juillet : drapeaux (il y a celui du Texas aussi), porte-drapeau, feux d'artifice, rubans lumineux, etc. Le soir, on est allés voir le feu d'artifice sur les rives du 'lac' (la rivière quoi) et Léon a adoré (il adore l'orage, donc rien d'étonnant), en siphonnant quelques bières et biberons, une attitude autorisée aux USA - c'est le dimanche qu'il est interdit de boire. Enfin, d'acheter à boire. On peut distiller et sans doute consommer tant qu'on est caché chez soi ...
Quelques photos du mois de juin pour finir :